Léon Morel

Bonjour!

Mon nom est Gisèle Rondeau Samson de Montréal, de la Nation québécoise, en visite en Colombie-Britannique depuis 1996.  Vivre à Victoria m’a fait découvrir un lien personnel avec un pionnier, missionnaire catholique canadien-français, l’abbé Pierre Rondeau qui vint sur la côte Ouest avec l’expédition de Mgr Modeste Demers en 1858. L’abbé Rondeau a passé quarante-et-un (41) ans de sa vie religieuse à Cowichan et a eu l’initiative de bâtir une église en pierre, appelée « l’Église de beurre ».  À ma grande surprise, étant liée à l’arbre de la famille Rondeau par ma grand-mère maternelle Anna Rondeau, j’ai pu retrouver des traces de Pierre Rondeau dans la généalogie de ma famille et parmi mes ancêtres.  Par conséquent, j’aime imaginer qu’un jour, l’abbé Pierre Rondeau et le voyageur Léon Morel, employé de la Compagnie de la Baie d’Hudson, ont eu la chance de croiser leur chemin et faire connaissance en 1858-1859 ou après.

Bonjour !

My name is Gisèle Rondeau Samson from Montréal, from « la Nation québécoise » et and visiting British Columbia since 1996. Living in Victoria helped me find a personal connection with a French-Canadian pioneer, catholic missionary, l’abbé Pierre Rondeau who came to this Peninsula with Bishop Modeste Demers in 1858. As the story goes, l’abbé Rondeau spent forthy-one (41) years of his religious life in Cowichan and built « l’Église de beurre ».  As surprising as this may sound, I’m related to the Rondeau family tree through my maternal grand-mother, Anna Rondeau. So, l’abbé Rondeau is an integral part of my own family genealogy and ancestry. Consequently, I like to imagine that, one day, l’abbé Pierre Rondeau and Léon Morel had the chance to make acquaintance in 1858-1859 or later.

Léon Morel est né le 25 mars 1823 à St-Grégoire de Nicolet, Québec, fils de Louis Morel et Marie-Josephte Chandonet.  Au jeune âge, il a été employé par la Compagnie de la Baie d’Hudson (CBH) et envoyé au Fort Vancouver en 1840 où il a servi de pagayeur de  canot, d’intermédiaire, de traite des fourrures et de voltigeur avec Louis Pelletier sur l’Île de Vancouver pendant quelques mois.  Il resta au Fort Vancouver jusqu’en 1842 et fut envoyé au Fort Stikine où il demeura jusqu’en 1849. Il a rencontré son épouse Adélaïde, une femme Stikine et ils se marièrent officiellement le 20 février 1852 après avoir été douze (12) ans ensemble « à la mode du pays ».  En 1850, il a été envoyé au Fort Victoria.  Le couple a eu au moins six (6) enfants baptisés à Victoria : quatre (4) sont morts à un très jeune âge et son garçon Moïse ainsi que sa fille Émilie vécurent jusqu’à l’âge de seize (16) ans. Léon Morel was born on March 25, 1823, in St-Grégoire de Nicolet, Québec, and was the son of Louis Morel and Marie-Josephte Chandonet.  He joined the HBC at a young age, and was sent to Fort Vancouver in 1840 where he served as a middleman (trader) during his whole tenure with the Company, as well as serving as a Voltigeur with Louis Pelletier, on Vancouver Island for a few months.  He remained at Fort Vancouver until 1842, and then was sent to Fort Stikine where he stayed until 1849.  He met Adélaïde who was Stikine and they were formally married on February 20, 1852 although they had been together “à la mode du pays” for twelve (12) years. In 1850, he was sent to Fort Victoria. The couple had at least six (6) children baptized in Victoria: four (4) died as young children, as well his son Moïse and his daughter Émilie who died at the tender age of sixteen (16).
Adélaïde Morel fut le premier enterrement documenté et signé par le prêtre belge Louis Lootens, au cimetière Old Quadra Street, au carré des pionniers.  Ce fut le 20 février 1855 et la pierre indique « Adélaïde, femme Stikine, spouse de Léon Morel ». Adélaïde Morel was the first documented burial at the Old Quadra Street Burying Ground (Pioneer Square) on February 20, 1855 as signed by the Belgian Father Louis Lootens.  On a stone, it was written « Adélaïde, femme Stikine, spouse de Léon Morel ».
La fille du couple Morel, Émilie, fut une des premières élèves à l’école-couvent des Sœurs de Ste-Anne, maison de la famille Morel qu’elle connaissait si bien parce que son père l’avait vendue à
Mgr Demers pour les missionnaires.  Inscrite le 21 juin 1858, elle a été nommée la première orpheline à l’école quoique que son père lui ait survécu de dix (10) ans. En 1865, alors âgée de quinze (15) ans, elle fut envoyée au couvent de Ste-Anne de Cowichan.  Elle n’y vécu qu’une année avant de mourir de tuberculose.  Elle était aimée de tous et décrite comme une bonne enfant dont la mort a eu un grand effet sur toute la communauté.  Le Colonist et le Chronicle du 16 septembre 1866 en ont écrit ce qui suit :
The daughter, Émilie, was one of the first pupils at St. Ann’s School. She was accepted on June 21, 1858 in that Morel family house that she knew so well because her father had sold it to Bishop Demers for the missionaries. Émilie has always been called the first orphan to attend the school although her father outlived her by ten (10) years.  In 1865, at fifteen (15) years old, she went to St. Ann’s Convent in Duncan.  She only lived one more year, and died of tuberculosis. She was well loved and was described as a good child whose death had a devastating effect on the whole community. An account of her death and funeral was noted in the Colonist and Chronicle (September 16 1866):
« Les restes d’Émilie Morel, neuf ans étudiante au couvent Ste-Anne, ont été conduits en terre samedi dernier par les religieuses et les élèves des Sœurs de Ste-Anne et un grand nombre d’anciens; une grand’messe a été célébrée et le service funéraire a été mené par les Révérends Seghers, Mandart et Mulchy . »  « The remains of the late Émilie Morel, for nine years a scholar at St. Ann’s Convent, were followed to their last resting place on Saturday, by the Sisters and scholars of St. Ann’s and a great number of old timers; a grand Mass was performed and the funeral service was conducted by the Rev. Seghers, Mandart and Mulchy. »
Continuons avec la petite biographie de Léon Morel :1849-50 : intermédiaire de canot à Fort Rupert;

1850-51 : intermédiaire de canot au Fort Victoria;

1851-52 : vocation imprécise au Fort Victoria;

1856 : contracteur et charpentier au Fort Shepherd.  Il a été Voltigeur avec Louis Pelletier pour quelques mois sur l’Île-de-Vancouver,.

Let’s continue with a small biography of Léon Morel:1849–50: middleman at Fort Rupert;

1850–51: middleman at Fort Victoria.

1851-1852: untraced vocation at Fort Victoria;

1856: contractor, carpenter, Fort Shepherd.  He has been «Voltigeur» with Louis Pelletier for a few months on Vancouver Island.

Léon Morel s’est marié une seconde fois à Marguerite Despard, une autochtone, à l’église St-Paul, Marion Orégon le 3 juillet 1855 et avant de retourner à Victoria en décembre 1857.  Le couple a quatre (4) enfants qui meurent dans leur petite enfance.  L’épouse décède le 15 octobre 1859 et est enterrée au Cimetière de Quadra St. Léon Morel married a second time to a native, Marguerite Despard at St-Paul’s Church, in Marion, Oregon on July 3, 1855 before returning to Victoria in December 1857. They had four (4) children who died during childhood. Marguerite died October 15, 1859 and was buried at the Quadra St. ground.
En 1858, Léon Morel se trouve dans une bataille avec des autochtones dans les environs de Yale et reçoit un coup de fusil dans l’abdomen.  Il retourne alors à Victoria où il retrouve la santé grâce aux bons services du Docteur français Nicolet Michel Clerjon (réf. Victoria Gazette). Marguerite Gagnon, fille d’Antoine Gagnon, employé de la CBH, deviendra sa troisième épouse en décembre 1859. Il acheta des terrains à Saanich nord et par 1860, il s’inscrit dans cet endroit où il achète et vend sa ferme. In 1858, Léon Morel received a gunshot wound to the groin while fighting with the natives around Yale. He returned to Victoria where he was nursed back to health, due to the care of the Frenchman Dr. Nicolet Michel Clerjon (ref. Victoria Gazette). Marguerite Gagnon, daughter of Antoine Gagnon, HBC employee, became Léon’s third spouse. He purchased a plot of land in North Saanich and by 1860 he was registered in the area where he bought and sold his farm.
Au début des années 1870, il travaille comme laboureur et charpentier à Victoria. Il se marrie pour la quatrième fois en 1874 à Marie Mini de Port Simpson, veuve de Frédérick Mini (employé de la CBH).  Ils ont trois (3) enfants : Edward (1870), Joseph (1872) et Louis (1875).  La famille vivait sur  McClure St. à Victoria.  Y a-t-il des descendants?   La progéniture, les enfants sont portés à mourir à un jeune âge. In the early 1870s, he worked as a labourer and a carpenter in Victoria. In 1874, Léon married for a fourth time to Marie Mini of Port Simpson, widow of Frederick Mini (HBC employee). They had three (3) children: Edward (1870), Joseph (1872), and Louis (1875). The family lived on McClure St. in Victoria.  It remains unknown whether his sons had any descendants. The progeny, the children tended to die at such a young age!
Mon compatriote des premiers jours de la fondation de cette ville est mort le 8 septembre 1877.  Notre souhait est de placer une plaque au cimetière Ross-Bay à l’endroit désigné. My «compatriot» of the early days of the founding of this town died on September 8, 1877. Our wish is to install, one day, a plaque to a designated place at Ross-Bay cemetery.
La St-Jean-Baptiste étant une fête célébrant la francophonie de toute la communauté, c’est l’occasion de célébrer l’esprit réel de cette journée, de  partager notre héritage francophone et notre culture avec tous les Canadiens.  C’est avec fierté que je suis sur ce terrain d’enterrement où se trouvent les restes du voyageur Léon Morel.  Qu’il repose en paix tout comme tous les canadiens-français de son temps, la Nation canadienne entière s’appuie sur les épaules de tous ces hommes de défis inconnus et oubliés. Vivent les valeureux Voyageurs! St-Jean Baptiste Day celebrating Victoria’s French-speaking community, it is an occasion to enjoy the true spirit of this day, and share our French heritage and culture with all Canadians.  It is with much reverence that I stand on the burial ground where my fellow country man, Léon Morel, was interred. May he rest in peace alike so many brave French-Canadians of his time, the whole Canadian Nation stands on the shoulders of all the unknown and forgotten “Brave Jacks of all trades”! Vivent les valeureux Voyageurs.
Gisèle Samson de l’Association historique francophone de Victoria, 23 Juin 2013. Gisèle Samson from l’Association historique francophone de Victoria, June 23, 2013.